Montebello
Sur un rocher calcaire, typique du paysage de la Valmarecchia, s’élève, à 436 m au-dessus du niveau de la mer, Montebello.
Du sommet de la montagne l’imposante forteresse des Guidi di Bagno domine la vallée.
La légende du fantôme d’Azzurina, petite fille albinose mystérieusement disparue dans les souterrains de la forteresse en époque médiévale, attrait des milliers de touristes.
En province de Rimini, hameau de la commune de Torriana, et à peu de kilométres de ceci, c’est à la frontière avec la région des Marches.
Le bourg conserve intacte entre les murs la structure médiévale.
Dépassée à pied la seule porte d’accès, on a la sensation qui le temps se soit arrêté par enchantement.
Une autre sensation incomparable est donnée du panorama sur les beautés du paysage des alentours.
L’établissement, du III siècle avant Jésus-Christ, est d’origine romaine.
L’érection d’une tour de vedette et le toponyme de Mont de la guerre, du latin Mons Belli, en indiquaient la fonction stratégique-militaire.
Âprement disputé par les puissants locaux, ce fut domination de la famille des Malatesta de 1186 et fut par eux doué de fortifications.
Conquis par les Montefeltro en 1393, il revint aux Malatesta en 1438 merci à un assaut mené par Sigismondo Pandolfo.
Les Montefeltro et l’inimitié de Pape Pie II Piccolomini décrètèrent la capitulation de la famille de Rimini en 1462.
L’année suivante le château de Montebello fut inféodé aux comtes Guidi di Bagno, propriétaires légitimes aujourd’hui encore.
Le fortin militaire érigé des Malatesta autour de l’année 1000 fut des Guidi transformé en palais seigneurial.
Aujourd’hui la forteresse offre aux touristes l’alternative de la visite de jour ou de nuit.
Ses meubles de valeur, la collection de coffres et bahuts (parmi lesquels une caisse peinte remontante aux Croisades), les galeries mystérieuses, fascinent.
Ce qui fascine le plus est la “Galerie d’Azzurrina”, où l’on raconte la légende de Guendalina et de son fantôme qui s’errerait pour le château.
La petite fille d’Ugolinuccio Malatesta dans un après-midi de tempête du solstice d’été de 1375 disparut dans le mystère en suivant sa balle.
La reproduction enregistrée de “rires, jeux d’enfant, 12 tintements de cloche, battements rapide d’un cœur” donne les frissons.
Il s’agit des sons qu’on y ouïraient au solstice d’été des années qui se terminent par 0 ou 5 et qui alimentent la légende.
À voir: la Tour civique et “l’Armeria dell’Albana”, ancienne église paroissiale romane destinée aux usages les plus différents et aujourd’hui œnothèque.
À visiter: le Musée de la forteresse, expose des œuvres d’art, des meubles et l’importante collection de bijoux de la famille Guidi di Bagno.
Lieux de culte: l’Église de S. Pierre Apôtre, l’ancienne église du château, conserve un orgue, un devant d’autel et des toiles du XVIII siècle.
Pour ceux qui aiment la nature: des anciens sentiers autour des murs (Pas du Renard, Pas de la Pierre, les “Torricini”).
Imperdable l’oasis de Montebello qui, institutée en 1993 à tutelle d’un paysage très riche pour la flore et pour les nombreuses espèces d’animaux sauvages, est étendue sur 1200 hectares et reçoit l’Observatoire Naturaliste Valmarecchia.
Trois sentiers signalés le long de la route entre Montebello et Torriana mènent au rocher de Saiano, qui peut atteint de la grève du fleuve aussi.
Pour les gourmands: renommés restaurants et tavernes avec des menus traditionnels ou élaborés.
Curiosités: les résidents de Montebello sont une trentaine et ils peuvent entrer au bourg avec des engins motorisés.
Des confortables parkings hors les murs sont à disposition des visiteurs.
Beaucoup moins confortable l’accès au bourg pour ceux qui, au début du XIX siècle, eurent le malheur de tomber sur le bandit Tommaso Rinaldini, plus connu comme “Mason dla Blona”, ensuite décapité à Ravenne par les troupes du pape.
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