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30 Giugno 2008
À 451 m au-dessus du niveau de la mer, entourée sur trois côtés par le fleuve Metauro, se lève Urbania, l’ancienne Casteldurante des ducs d’Urbino.
En province de Pesaro et d’Urbino, la ville est riche d’attraits. Sur tous: le Palais Ducal, loin 15 Km seulement de celui d’Urbino.
Petite capitale de la Masse Trabaria au Moyen âge, célèbre en Europe comme Casteldurante pour ses céramiques à la Renaissance, aujourd’hui est connue pour la production des jeans.
Ancien municipe romain, guelfe au Moyen âge et en lutte avec Urbino - qui la détruisit deux fois - rejoignit la splendeur avec Frédéric de Montefeltro et comme résidence de Francesco Maria II Della Rovere.
Mouvementée la toponymie: en âge romain on l’appela peut-être Urbinum Metaurense, ensuite Castel delle Ripe, de 1284 Casteldurante - de monseigneur Guillaume Durant qui la fit reconstruire – et de 1636 Urbania, de papa Urbain VIII qui la fit diocèse et ville.
Le Palais Ducal, en brique, est un chef-d’œuvre.
Déjà Palais Brancaleoni, fut transformé au XV siècle par Francesco di Giorgio Martini, pour volonté de Frédéric de Montefeltro, et ensuite remanié par Girolamo Genga.
De grand charme le chemin sur le fleuve, la loge et la Rampe hélicoïdale.
Aujourd’hui il reçoit: le Musée Civique; la précieuse Bibliothèque; la Pinacothèque avec la très importante Galerie des dessins, les céramiques modernes et les globes du Marcatore; dans les caves le Musée d’histoire de l’agriculture.
Le Palais Épiscopal reçoit par contre le Musée Diocésain avec une extraordinaire collection de céramiques de Casteldurante, du XIV au XX siècle.
Lieux de culte: beaucoup et riches d’œuvres d’art.
Parmi les attraits principaux: le Cimetière des momies expose 18 corps desséchés naturellement.
À 1 Km du centre, se dresse majestueux le Barco Ducale, déjà résidence estivale et lieu de chasse des ducs d’Urbino.
Construit en 1465 sur le projet de Francesco di Giorgio Martini et remanié par Girolamo Genga, est enrichi de l’église du Vanvitelli.
Aujourd’hui le Barco est siège de l’Association Ami de la Céramique et il est pourvu aussi d’une aire verte pour le relax (avec piscine, tennis, bar).
Pour ceux qui aiment la nature: dans la vallée, parmi les chênes, des sentiers sont tracés pour monter à la colline et à la montagne.
Événements: Du 2 au 6 Janvier la Grande Fête de l’Épiphanie, avec un tas de jeux, le vol de la vieille fée et le spectacle pyrotechnicien.
À Pâques on se défie à coups de “punta e cul”: celui qui a l’œuf dur intact s’adjuge les œufs battus et cabossés.
À fin Avril une Fleur de Ville.
À Juin la Fête de la céramique.
Le 25 Juillet la Fête de Saint Cristoforo Patron, avec l’usage de bénir les voitures.
La riche affiche musicale estivale est couronnée par le Concerto Lyrique de la Mi-août.
À Septembre Festival International Chœurs Polyphoniques.
À Octobre l’Ancienne Foire de Saint Luca et des Femmes avec l’Exposition Mycologique.
À Novembre le prestigieux Prix Poésie Metauro.
Pour les gourmands: excellents restaurants et auberges où manger la “coratella” d’agneau au petit déjeuner.
Dans le menu typique: porchettina d’escargots, crostoli (semblables à la piadina), rôtis varié et pigeon avec remplissage. Truffe, noire ou blanche, à volonté (S. Angelo in Vado et Acqualagna sont à quelques pas)!
Parmi les entrées “lumachelle de la Duchessa”.
Desserts: “bostrengo”, “miaggio”, “bastoncelli”.
Curiosités: La maison de la vieille fée: case postale ouverte 61049 Urbania (Pu) Italy, pour écrire à la vieille fée!
Concitoyen illustre fut aussi Bramante.
À lui est dédié le Théâtre, bonbonnière du XIX siècle.
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27 Giugno 2008
Sur deux collines, à 551 m au-dessus du niveau de la mer, entre les vallées des fleuves Foglia et Metauro, se lève Urbino.
Aujourd’hui, avec Pesaro, chef-lieu de province des Marches, a été, avec la seigneurie des Montefeltro, la ville idéale de la Renaissance.
Son centre ville a été reconnu patrimoine mondial par l’Unesco.
Le Palais Ducal est un miracle de l’architecture et la façade “dei Torricini”, symboliquement tournée à la Toscana, est sans égal en Italie.
Dans la zone, habitée dès la préhistoire, se leva peut-être dans le III siècle avant Jésus-Christ le municipe romain d’Urvinum Metaurense.
Le nom dériverait du latin urvum, manche recourbé de la charrue.
Au Moyen âge la ville subit des assauts par les Goths, les Byzantins, les Lombards.
Les Carolingiens l’offrirent à l’Église.
Lorsque les gibelins l’emporterènt, ils la donnerènt en fief aux Montefeltro, comtes de Carpegna.
En 1444 il arriva au trône Frédéric de Montefeltro. Avec lui l’âge de l’or.
Seigneur éclairé, grand chef de succès, ami de Laurent de Médicis, mécène enthousiaste, il fit élever le superbe palais et rappela à lui les meilleurs savants et artistes de l’époque.
Urbino influença alors les développements culturels de toute l’Europe.
En 1508, éteinte la descendance des Montefeltro, les Della Rovere héritèrent le Duché.
Ce fut un gouvernement eclairé, mais lorsque ils transférèrent le siège à Pesaro, pour Urbino fut la décadence.
En 1631, avec la dévolution à l’Église, le Palais Ducal connut une véritable spoliation.
Seulement aux débuts du XVIII siècle avec papa Clément XI, de la famille des Albani d’Urbino, la ville refleurit.
Le Palais Ducal est œuvre de l’architecte dalmate Luciano Laurana qui sut admirablement englober les constructions préexistantes et exploiter les dénivellations du terrain.
C’est à lui la façade “dei Torricini” (hauts de 60 m environ), la Cour d’Honneur et le grand escalier monumental qui amène au plan noble.
C’est à lui le bijou architectural de l’art de la Renaissance, ensuite terminé par Francesco di Giorgio Martini et Girolamo Genga.
Aujourd’hui le Palais Ducal reçoit: le Musée Archéologique, le Musée de la Céramique et la Galerie Nationale des Marches avec “La Muette” de Raffaello Sanzio, “La Ville idéale” et des chef-d’œuvres de Piero de la Francesca, de Tiziano, de Paolo Uccello, de Luca Signorelli, de Juste de Gand, de Pedro Berruguete.
À voir: la Maison de Raffaello Sanzio et, sur le point le plus haut d’Urbino, la Forteresse Albornoz.
Édifices nobiliaires: Palais Bonaventura Odasi, siège de l’Université (fondée en 1506), et Palais Albani, siège du Musée Diocésain.
Lieux de culte: la Cathédrale, les Églises de l’Esprit-saint, de Saint François, de Saint Domenico, les oratoires de Saint-Joseph, Saint-Jean et Sainte-Croix.
Pas loin du centre l’Église de Saint Bernardino, le Mausolée des ducs voulu par Frédéric.
Musées spécialisés: Musée des Craies, Jardin Botanique, Musée de la gravure, Cabinet de Physique.
Pour ceux qui aiment la nature: montée dans le vert jusqu’à la Colline des Cappuccini, chantée par Giovanni Pascoli dans le poème “L’aquilone” (Le cerf-volant).
Excursions dans le milieu collinaire des Cesane ou dans la Réserve Naturelle de la Gorge du Furlo.
Utiles les guides du Centre d’Éducation Ambiante “Casa delle Vigne”.
Événements: à Juin Urbino Jazz.
À Juillet le Festival International de Musique Ancienne.
À août la Fête du duc.
À Septembre la Fête du cerf-volant.
Septembre est le mois d’Ars libraria.
Entre Septembre et Novembre Envies d’Automne.
À octobre Mots en jeu.
Ville d’étudiants, Urbino a une vie culturelle et nocturne vive.
Riche l’affiche au Théatre Sanzio.
Pour les gourmands: “cappelletti” ou “passatelli” en soupe, “ravioli”, rôtis, lapin “in porchetta”, “trippa alla biccichina“, et la “crescia” feuilletée, excellente avec de la “caciotta” d’Urbino, du jambon local et des légumes de campagne.
Saveurs anciennes comme la “braciola all’urbinate” et le plat du duc.
Desserts: tartes à la confiture et “ciambellone”.
Curiosités: l’éventé Urbino est beau dans la ville moderne aussi.
Il a des montées et descentes des ruelles et des escaliers et de suggestives vues du paysage.
Le centre historique, entièrement construit en brique, au coucher de soleil semble se dorer
Il a donné le jour à Raffaello, Clément XI, Paolo Volponi, Valentino Rossi.
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22 Aprile 2008
Pour découvrir les vestiges bien visibles de la Famille Montefeltro, il faut arriver à San Leo (PU), qui est située sur un énorme rocher infranchissable : on y accède à travers une route taillée dans la roche.
Au sommet du rocher s’élève l’inexpugnable Forteresse, voulue par Frédéric lll de Montefeltro, où, transformée en prison pendant la domination papale, furent renfermés le comte de Cagliostro et Felice Orsini.
La ville accueillit Dante et S. François d’Assise : on y conserve encore la pièce où advint la conversation entre les deux hommes.
Le patrimoine architectonique conservé est très important : l’Église paroissiale préromane, le dôme roman lombard du Xlle siècle, la forteresse ; le Musée d’art sacré récemment aménagé dans le Palais des Médicis, les ruines de différents châteaux, dont ceux de Pietracuta, et de Piega, le couvent dominicain de Monte, de Pietracuta, l’église de Montemaggio, avec un plafond en bois à caissons de valeur inestimable.
Le panorama que l’on admire depuis San Leo el’un des panoramas les plus beaux et caractéristiques de la région, le regard embrasse à la fois les monts qui l’entourent et la vallée du Marecchia, jusqu’à la mer.
Même Urbino (PU), le berceau de la Renaissance, renferme des témoignages de grande valeur de Montefeltro : toute la ville, qui s’enorgueillit du titre de “patrimoine de l’humanité” et d’œuvres artistiques parmi les plus connues et étudiées au monde, garde encore aujourd’hui les traces profondes de la magnificence de Frédéric et de sa cour.
Les vestiges de ce passé revivent dans la suggestive Citadelle des Malatesta de Rimini (Castel Sismondo).
Elle a joué jadis plusieurs rôles : elle fut utilisée comme Château Princier, comme forteresse, comme caserne de la Garnison de la Ville et comme prison ; elle est aujourd’hui un monument historique accueillant une vaste gamme d’expositions.
La splendide Gradara, que l’on aperçoit déjà sur l’autoroute A 14, renferme le château des Malatesta cité dans l’enfer de Dante, Mondaino, avec le portique du XVIIIe siècle et la Citadelle des Malatesta, attire des millions de visiteurs au mois d’août avec le célèbre Palio (Course) du daim.
La ville de Montegridolfo est aussi très suggestive, elle est plongée dans les oliviers et les vignobles, avec son ancien noyau fortifié encore intact et savamment restauré.
Montefiore Conca, bourg fortifié médiéval assez mouvementé, membre de l’association “I borghi più belli d’Italia”, avec sa puissante Forteresse des Malatesta et ses architectures caractéristiques, est la destination idéale pour une halte gastronomique.
Sur la frontière avec les Marches, les grottes karstiques de la Réserve naturelle d’Onferno méritent certainement une visite.
A proximité se trouve Montescudo, avec son centre, sa tour civique et les vestiges de son enceinte.
Cette ville est connue pour la production de terres cuites et pour la culture de pommes de terre (en août il y a une foire).
Gemmano est une étape obligatoire pour qui désire se plonger dans la nature intacte des Vallées des Malatesta.
Verucchio, ‘berceau des Malatesta’, fut le siège de la culture de Villanova, dont les vestiges se trouvent dans le Musée Civique Archéologique, et de témoignages remontant au Moyen-Âge tardif comme l’Église paroissiale et le Couvent franciscain qui conserve un énorme cyprès de 700 ans.
On y produit un excellent vin doux dénommé Cagnina qui se marie très bien avec les marrons chauds.
Les petits magasins des artisans arborent les toiles imprimées, les broderies et les meubles rustiques.
En se dirigeant vers Santarcangelo, on peut admirer plus de 100 grottes de Giove, des grottes de tuf destinées à la conservation du vin Sangiovese.
En déviant légèrement à droite, on emprunte la route panoramique pour arriver aux splendides citadelles de Torriana et de Montebello, qui sont le témoignage des dures batailles des Malatesta. 
La nature de cette zone encore intacte propose aux touristes l’Oasis faunistique de Torriana-Montebello.
La cuisine est simple et saine, avec des pâtes maison comme les strozzapreti et les tagliatelles.
Les vins produits par excellence dans toute la région sont le Sangiovese et le Trebbiano.
Nous conseillons d’acheter certains produits manufacturés artisanaux comme les toiles imprimées, les céramiques et les terres cuites rustiques.
15 Aprile 2008
Le petit et fascinant bourg médiéval de Saludecio, à 20 km de Riccione, se dresse sur une verte colline dans la Valconca.
Avec ses imposants murs, ses tours, ses palais nobiliaires, il nous parle d’un passé de splendeurs et d’âpres querelles.
Buen retiro de la famille Malatesta, abri pour les pèlerins dirigés à Rome, lieu de culte pour le Bienheureux Amato Ronconi, et capitale culturelle de la vallée à l’époque de la Renaissance, aujourd’hui Saludecio, avec le sceau de Salus Erbe, est le bourg des merveilles naturelles.
Pendant que la citoyenneté conservait et valorisait au mieux l’important et vif passé renfermé entre les bastions, la beauté du paysage qui l’entoure, avec les spécificités de son milieu ambiant, dans les années ‘80 s’est imposée à l’attention.
La récolte des plantes officinales, l’agriculture biologique, la médecine naturelle, sont alors devenus à Saludecio une réalité à pratiquer et défendre.
Salus Erbe, de 1988, en faisant axe autour de la date du 25 avril, est une sorte de fêtarde démonstration au public de ce que tous les jours implique les habitants dans le projet naturaliste “Saludecio, centre des plantes officinales et des études d’herboristerie“.
L’agriculture et l’artisanat locaux sont d’importants co-protagonistes de la manifestation qui, cette année, se déroule du 25 au 27 avril.
Pendant trois jours les touristes pourront se balader entre les marchés le long des ruelles et sur les places (pour l’occasion rebaptisées selon un vocabulaire officinal) et leurs sens seront frappés par des fragrances boisées, des saveurs des champs, la beauté des produits artisanaux, la bonté des menus vertes.
Dans les lieux les plus suggestifs du petit bourg des expositions, des tables rondes, des spectacles les attendront.
Du 25 au 27 avril il y a Salus Erbe entre les murs du château: avec un imaginaire écriteau “no trapassing” adressé au chimique et à l’adultéré, la fête de la nature fait du bourg de Saludecio la capitale d’un humanisme nouveau.
La citoyenneté invite les touristes à l’Ottocento Festival aussi, qui recrée le joyeux climat de l’opérette, dans la première semaine d’août, et lui suggère l’imperdable visite à l’observatoire astronomique de Santa Maria del Monte.
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